Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Rock'n roll is here to stay

Chroniques sentimentalo-musicales

Rock'n roll is here to stay

Adieu l’artiste – Graeme Allwright

Adieu l’artiste – Graeme Allwright

Il y a des dimanches un peu tristes, pour différentes raisons. Celui-ci en fait partie. Et puis voilà qu’en fin d’après-midi, j’apprends que Graeme Allwright est allé rejoindre le paradis des folkeux. Ça n’aide pas à chasser la mélancolie…

Vu qu’il vient de nous quitter à l’âge de 93 ans, ce nom ne dit pas grand-chose à la génération de mes enfants.

Graeme Allwright, néo-zélandais d’origine, s’est fait connaître à la fin des années soixante. Son répertoire, porté sur la chanson engagée, avait l’oreille de nombreux jeunes en mai 1968. En fait, il a repris beaucoup de de chansons du répertoire américain. En particulier, il a popularisé Leonard Cohen en adaptant entre autres, « Suzanne », « The stranger » (l’étranger) et « The sisters of mercy » (Les sœurs de la miséricorde).

Beaucoup de chansons de Graeme Allwright figuraient dans les livrets de chansons que tout apprenti guitariste se devait d’avoir. Au cours des soirées autour d’un feu de camp – en colonie de vacances, en balade avec des copains, … - il y avait toujours au moins une chanson de Graeme qui ressortait. De ce fait, il peuple les souvenirs de quasiment tous ceux de ma génération.

La première fête de famille à laquelle j’aie assisté dans la famille de Carole fut pour les 103 ans de Florentine, son arrière grande tante. À la fin du repas, plusieurs convives ont poussé la chansonnette. Je me suis dit que, pour m’intégrer dans cette tribu, j’allais devoir contribuer si on me le demandait. Quand Philippe chanta « Quand reviendras-tu ? » ou « Ma bohème » (je ne me souviens plus trop laquelle…) et « Mexico » (c’était son hit de l’époque), je ne suis pas senti très à l’aise, vu qu’il chantait très bien. Heureusement que la cousine Machine a ensuite massacré « La Montagne » et le cousin Laurent nous a tirebouchonné les tympans avec « Marguerite » : je me sentais capable de relever le défi. Il fallait cependant trouver une chanson pas trop difficile à chanter et que je connaisse par cœur. Ce fut « Il faut que je m’en aille », chantée des dizaines de fois, principalement en colonie de vacances. C’est drôle : je réalise ce soir que c’est la première fois que je l’entends chantée par son auteur…

C’est ici : https://www.youtube.com/watch?v=YmA5dFNFOiw

Parmi ses chansons qui m’ont le plus marqué, je retiens celles-ci :

  • La ligne Hollworth : cette chanson traite des bienpensants, pieux et respectés et qui s’enrichissent du trafic d’esclave. Ce qui me frappe en écrivant ces lignes c’est l’actualité des paroles, en particulier le dernier couplet…

C’est ici : https://www.youtube.com/watch?v=ih9V73FMo-A

  • Jusqu’à la ceinture : raconte l’histoire d’une noyade au cours d’une manœuvre militaire. Rien d’extraordinaire, mais le rythme et la partition de guitare m’enchantent.

Voilà : https://www.youtube.com/watch?v=MLUaV02Eo5s

 

Je voulais m’arrêter là, mais je viens de réécouter sa version de « The stranger ». C’est un magnifique hommage à Cohen que l’on va partager :

https://www.youtube.com/watch?v=ELPlMX0glwk

 

Adieu l’artiste – Graeme Allwright

Ça m’fait d’la peine, mais il faut qu’il s’en aille…

Sérézin, le 16 février 2020.

http://hallospaceboy.over-blog.com/

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article